Ce projet de R&D vise à définir une solution de cybersécurité générique pour les systèmes portuaires du futur. Un démonstrateur permettra de tester les différents scénarios d’attaque et réponses possibles au niveau des points névralgiques du port.

Réunissant Atos et Naval Group, le projet PFS (Ports du Futur Sécurisé) d’une durée de 3 ans et demi vise à élaborer des méthodes et outils pour accroître la résistance des ports du futur aux cyberattaques, ciblées ou non. Il en résultera la définition d’une solution « cyber » générique qui permettra de valider les solutions techniques de résilience aux risques numériques des infrastructures industrielles.

Les ports jouent un rôle clé dans l’économie française, au niveau du transport de marchandises : 74 % des marchandises extra-UE arrivent sur notre territoire via les principaux ports. A noter qu’une hausse de 54 % des marchandises manipulées dans les ports de l’UE est prévue d’ici à 2030. Les infrastructures portuaires opèrent actuellement leur transformation digitale et sont, de fait, de plus en plus vulnérables. Autrefois isolés, les systèmes de contrôle-commande qui régulent nombre d’infrastructures critiques sont désormais ouverts aux autres systèmes d’information (SI) et les besoins croissants en remontée de données vers le SI rendent, à terme, l’isolation des réseaux industriels utopique.

La question de la cybersécurité des ports à horizon 2-5 ans est au cœur du projet PFS. Les principaux ports français (Marseille, Dunkerque, Toulon, etc.) sont contributeurs officiels dans le cadre de ce projet et participeront à la définition du port du futur et de ses fonctions maîtresses.

Ce projet est mené en partenariat avec Naval Group, leader européen du Naval de défense. Naval Group est le systémier intégrateur de la capacité de cyber embarquée à bord de tous les navires de la Marine Nationale. Sa maîtrise des environnements maritimes et des infrastructures portuaires en particulier, permettront une intégration optimale de la cybersécurité dans ces contextes très spécifiques. Atos, leader international de la transformation digitale et leader de la cybersécurité en Europe, a également rejoint ce projet pour apporter son expertise dans la gestion des identités numériques. Ce consortium est ouvert aux PME qui auraient des technologies à valoriser au service des enjeux de cybersécurité du port du futur.

Ce projet vise à bâtir un démonstrateur permettant de montrer l’impact des différents risques numériques et types d’attaques possibles, puis de valider les solutions techniques de résilience.

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