Publié le 06/10/2026
Récemment nommée à la présidence du Conseil Scientifique et Technique de l’institut, Pascale Vicat Blanc, directrice de recherche à l’INRIA, est convaincue de l’importance du rôle essentiel des IRT pour tisser des liens étroits entre recherche académique et industrie, en accélérant la maturation des concepts et des outils issus des laboratoires et en aidant les industriels à se les approprier et à dérisquer leurs technologies. Membre du Conseil Scientifique et Technique de SystemX depuis 2022/3, elle souligne notamment la valeur ajoutée de l’IRT sur des enjeux industriels critiques tels que la modélisation et la simulation, l’intelligence artificielle, le couplage numérique avec le monde physique et la cybersécurité.
Pascale Vicat Blanc se fixe notamment comme priorités d’accompagner, avec les autres membres du Conseil, l’IRT dans ses choix et orientations scientifiques, mais aussi de veiller à la cohérence et à la lisibilité des travaux scientifiques afin d’accroître leur impact et leur visibilité.
Je suis avec attention les activités de l’IRT SystemX et j’observe la qualité et la valeur de ses actions et réalisations depuis une dizaine d’années. Membre du conseil scientifique depuis 2022, je suis aussi consciente des difficultés rencontrées. Mon expérience professionnelle dans la recherche publique, ainsi que dans la création de startups et dans la high-tech aux USA, m’a convaincue de l’importance de tisser des liens plus étroits entre le monde de la recherche académique et celui de l’industrie en France, en particulier dans le domaine du numérique. Il s’agit avant tout d’insuffler davantage la pensée, les méthodes et les résultats scientifiques dans les entreprises. Inversement, les industriels doivent apporter des problèmes concrets, difficiles, inspirants, à même d’alimenter les réflexions et les travaux des chercheurs. Les IRT ont été créés pour stimuler ces échanges, en accélérer la maturation des concepts et des outils des laboratoires et en aidant les entreprises à formaliser les problèmes puis s’approprier les idées expérimentées en laboratoire. Je vois beaucoup de défis à relever et je suis heureuse de pouvoir contribuer directement à l’animation de cet écosystème dans un domaine scientifique que je connais bien.
Je veillerai à ce que, avec mes collègues académiques et industriels du conseil scientifique, nous puissions aider les équipes de l’IRT dans les choix et les orientations scientifiques de leurs travaux pour traiter les thèmes de l’IRT SystemX, et qui sont hautement délicats et importants. En effet, l’IRT SystemX est centré sur les problématiques des systèmes industriels complexes, qui soulèvent des questions fondamentales et critiques en termes de modélisation et simulation, d’intelligence artificielle, de couplage numérique avec le monde physique et de cybersécurité, notamment. Je souhaite ainsi que nous puissions faire des retours constructifs et inspirants sur l’orientation des recherches et des développements.
Je travaillerai aussi étroitement avec la direction scientifique sur la cohérence et la lisibilité des travaux scientifiques et techniques de l’institut, aussi bien pour stimuler les forces internes que pour accroître la visibilité externe.
Avec l’accélération de la transformation numérique, et notamment de la propagation de l’IA dans tous les secteurs industriels, il me paraît important que l’IRT SystemX puisse aider à développer la culture scientifique et les meilleurs outils dans des entreprises françaises.
A Inria, notre mission est de travailler en amont sur des problèmes réputés difficiles. Ainsi nous développons des concepts et des méthodologies dont le niveau de TRL est généralement bas. La mission de l’IRT est de poursuivre les bonnes pistes explorées par les chercheurs, de les appliquer sur des cas concrets en développant et testant des solutions dérisquées technologiquement avant que les industriels ne s’en emparent pour les valider sur le marché. Dans le domaine de l’application de l’IA dans les systèmes complexes, les chantiers sont gigantesques. Il est important que l’IRT puisse comprendre où sont les points durs et défis que cherchent à relever nos équipes Inria, et inversement, puissent abstraire et traduire les difficultés et verrous que rencontrent les industriels.
L’IRT est une excellente courroie de transmission pour inciter les industriels à travailler de façon plus étroite avec les laboratoires et le monde de la recherche et à embaucher plus de docteurs.
En effet, les industriels sont fortement impliqués dans l’IRT, notamment, de par leur contribution financière, mais aussi au sein du CST, en participant à l’élaboration des feuilles de route. Il faut s’appuyer sur ces atouts.